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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:24

écrit par http://akatsuki47.com je garde le texte car très interressant

SE FORGER UN MENTAL DE GUERRIER (PARTIE I)

Une question que l’on me pose souvent est « comment se prépare t-on mentalement? » Cette question paraît simple à première vue, et la plupart du temps, on pense qu’à question simple, réponse simple. Là n’est pas le cas. En effet, la préparation mentale est un processus qui doit se mettre en place dès le début de « carrière » de l’athlète, et doit être suivi tout le reste du temps sans interruption. C’est un conditionnement qui permet d’optimiser ses performances sportives afin d’atteindre le plus haut niveau, quelque soit le sport pratiqué. L’entraînement mental doit donc occuper la même place que l’entraînement physique, doit être planifié avec des périodes où les exercices sont un peu plus « durs », parfois plus « faciles », ou parfois plus « techniques. Il apparaît donc qu’à la question de la préparation mentale, la réponse n’est pas si évidente que cela, et elle est même plutôt longue, c’est pourquoi cet article aura pour but de vous éclairer sur la question et de vous expliquer comment on se forge un mental de guerrier.

Se forger un mental de guerrier commence par l’apprentissage de l’art martial et l’entraînement.

Rares sont ceux qui ont une confiance absolue en eux lorsqu’ils commencent la pratique d’un art martial (et aussi rares sont ceux qui se rappellent qu’ils étaient peu confiants!!!) et tout le monde le sait, plus on devient fort, plus on a confiance en ses capacités. Développer son physique, améliorer sa technique, apprendre de nouvelles techniques, améliorer ses performances cardio-vasculaires et musculaires constituent la première étape de notre apprentissage martial, et aussi celui de notre préparation mentale.

S’évaluer est la deuxième étape de l’apprentissage. Le processus d’évaluation doit sans cesse être le moteur qui vous pousse à aller à l’entraînement. Se dépasser, dépasser les autres, devenir le meilleur doivent être les principaux objectifs que vous vous fixez avant, pendant et après chaque entraînement si vous voulez devenir un champion. Choisissez les partenaires les plus forts à l’entraînement, dépassez les, et lorsque vous les aurez dépassé, faites le tour des salles afin de vous entraîner avec les meilleurs, dans la recherche constante de progresser et de vous dépasser. Faites des compétitions également, l’expérience que vous en tirerez ne fera que développer votre confiance en vous.

Enfin, se connaître fait aussi partie de l’évaluation. Faire l’inventaire de ses points forts et de ses points faibles permet de programmer les entraînements afin d’améliorer ses faiblesses mais également ses qualités. Se filmer à l’entraînement et visionner ses entraînements et ses vidéos de combat permettent de mieux se corriger.

Le général Sun TZU, grand stratège chinois militaire et auteur du célèbre livre « l’art de la guerre », disait ceci:
« Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ? »

La semaine prochaine, nous continuerons l’article en abordant la deuxième partie dans laquelle sera expliquée les routines à installer afin de se forger un mental de guerrier.

 

Nous l’avons vu dans la première partie, développer ses capacités techniques et physiques, mais également une bonne connaissance de ses capacités ont un impact majeur sur la confiance en soi. L’entraînement mental en MMA ne se limite pas seulement à développer sa confiance en soi par l’entraînement physique, il faut aussi préparer son cerveau à la compétition. Pour cela, installer des routines quotidiennes d’entraînement mental est essentiel si vous voulez vous forger un mental de guerrier .

La relaxation 

Le stress, de n’importe quelle nature qu’il soit (problèmes d’ordre familial, professionnel, stress avant combat), les émotions, les préoccupations influencent notre personne sur le plan physique, en créant des tensions, qui conduisent, lorsqu’ils sont vécus dans la durée, à des dysfonctionnements de toute sorte, de la simple déprime à des troubles plus importants (troubles du sommeil, migraines, hypertension, cholestérol…). Pour les combattants, l’impact d’avant combat se manifeste par:
- des tensions musculaires (muscles tétanisés avant, pendant et parfois même après le combat, difficulté à s’échauffer, boule au ventre)
- un dialogue interne négatif (« je ne vais pas gagner de toute façon », « mon adversaire et moi n’avons pas le même niveau », etc…)
- une baisse de la confiance en soi et de la concentration.
Il est donc primordial de s’attaquer à ces tensions par des exercices de relaxation qui permettront de diminuer ces tensions tant sur le plan physique que mental.

La relaxation, le yoga ou encore la sophrologie doivent être pratiqués par l’athlète en guise d’entraînement mental s’il veut pouvoir être en pleine possession de ses moyens le jour du combat. La sieste demeure également un excellent exercice de relaxation.

L’autosuggestion

L’autosuggestion est un entraînement quotidien que l’on doit pratiquer, dont le principe est celui de se persuader du meilleur pour vaincre le pire. Il peut se pratiquer à n’importe quel moment de la journée, n’importe où, dès que l’on a un moment. Pour pratiquer l’autosuggestion, il faut mettre en place une dizaine de suggestions positives (et rien que positives) que l’on s’efforce de se répéter tous le jours, des affirmations telles que « je progresse de jour en jour », « je suis dans une grande forme », « je gagne tous mes combats », etc… L’autosuggestion est une composante importante de la confiance en soi, par les pensées positives qu’elle installe dans notre subconscient lorsque l’exercice est pratiqué régulièrement.

L’imagerie mentale

Dans le domaine de la programmation du subconscient, l’imagerie mentale est une technique très efficace pour influencer votre subconscient, et générer un dialogue interne positif (en image). Associé à l’autosuggestion, se forger un mental de guerrier deviendra un jeu d’enfant. Pratiquer l’imagerie mentale permet d’intérioriser, de mémoriser et de bien comprendre les différentes sensations et images qui nous viennent de manière plus ou moins intuitives.
La faculté à penser en images est une habileté qui s’apprend, et cette capacité va permettre à l’athlète d’acquérir de nouveaux gestes techniques, de les corriger ou encore de les renforcer.
En outre, la simulation mentale est une démarche dynamique qui permet de mieux préparer et gérer les compétitions, maintenir la motivation à son plus haut sommet et améliorer sa concentration. Des exercices pour développer sa technique de visualisation feront l’objet d’un article très prochainement.

CONNAITRE SON OBJECTIF

Voilà l’élément le plus important que je souhaitais aborder avant de clôturer l’article. On l’oublie très facilement quand on se rend à l’entraînement ou lorsque l’on va combattre, et cela parce qu’il n’est parfois pas très clair pour l’athlète, et plus précisément parce qu’il est mal défini au départ. Des questions telles que « quel est mon objectif? »,  » pourquoi je combats? », « qu’est ce que cela m’apporte? » sont des questions auxquelles il faut pouvoir répondre spontanément.
L’objectif, lorsqu’il est clair pour l’athlète, permet à celui-ci de maintenir sa motivation au top niveau, pusqu’il sait pourquoi il pratique un art martial.
La différence entre un champion du monde et un athlète de haut niveau demeure dans la définition de leurs objectifs respectifs. Par exemple, lorsque l’on demande à un champion du monde de triathlon son objectif dans la course, celui-ci répondra:
« Je veux maintenir le plus haut niveau d’intensité à l’effort le plus longtemps possible, aller chercher ma performance optimale pour être en tête de course tout en restant patient, tester régulièrement l’évolution de ma forme par des compétitons et des tests en laboratoire, et tout mettre en oeuvre, tous les jours, pour développer une performance optimale ».
La réponse d’un athlète de haut niveau serait:
« Je veux être en forme le jour J, être capable de gérer mon effort dans chacune des disciplines, faire le meilleur temps possible mais en tous les cas passer la ligne d’arrivée en battant mon record personnel. »
Il apparaît très clairement que la réponse du champion du monde est plus précise quant à la détermination de son objectif. Ainsi, lorsque l’on a bien déterminé son objectif, il faut sans cesse essayer de le rendre plus clair, afin que la formidable machine qu’est le cerveau humain programme votre corps à la réalisation de celui-ci. Il faut en général travailler à la clarification de son objectif une fois par mois.

Pour conclure, l’entraînement mental est un entraînement que l’on peut pratiquer régulièrement, et même quotidiennement, puisque celui-ci est beaucoup moins éprouvant que les entraînements physique et technique. Il est essentiel à l’optimisation de la performance de l’athlète et est une partie non négligeable de la préparation sportive, puisqu’il permettra au combattant de s’exprimer pleinement le jour du combat. A retenir surtout, c’est votre objectif qui vous donnera les forces et la motivation nécessaires lors des combats, alors commencez à travailler sur votre objectif.

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